Jactance

21 juin 2006

Europe Centrale et Orientale

« Qu’est ce l’histoire, sinon une fable sur laquelle tout le monde est d’accord ? », Napoléon

3 juin 2006, le Monténégro déclare son indépendance, quand sera le tour du Kosovo puis du Voïvodine ?
La chute de la nation yougoslave où tous parlaient le Serbo-croate ou l'un de ses dialectes, sera le résultat de la chute d'un autre Etat, l'URSS, et de l'impérialisme occidentale.

A l'heure de la chute du communisme, les états de l'Europe Centrale et Orientale redécouvrait l'indépendance. L'Occident dans sa généreuse bonté se devait de faire découvrir à ses pays la "démocratie", cependant un pays dans les Balkans nommé communément Yougoslavie qui ne dépendait ni du bloc Occidentale, ni du bloc Communiste, existait; un pays où une combinaison entre capitalisme et socialisme avait été réalisé, l'Occident avait donc tout intérêt à détruire cet Etat afin qu'il n'ai d'influence "néfaste" sur ses voisins.

L'impérialisme vint d'abord de l'Allemagne sous prétexte de l'ancien principe de l'auto-dermination "ethnique" (principe qui appliqué à la France la réduirait à peu de chose), vielle ruse utilisée autrefois en 1938-39 contre la Tchécoslovaquie et la Pologne, ensuite les Etats-Unis prirent le relais, faisant l'éloge des "droits de l'homme" qui sont, comme nous le savons tous, parfaitement connus à Guantanamo ...

De plus, deux états avaient tout intérêt à l'indépendance d'une Bosnie et à l'instauration d'un "Islam européen", comme le voulait autrefois l'Empire Austro-hongrois pour affaiblir les Ottomans. En effet un "Islam européen", excellent Cheval de Troie, était utile pour les Etats-Unis et Israël afin d'affaiblir les Etats Islamistes du Moyen Orient.
La création de ses multiples Etats permettait également l'affaiblissement de l'Europe, entraînant des revendications au seins des Etats de l'Europe Occidentale, augmentant l'influence de l'Allemagne "ethniquement" unie et empêchant l'émergence d'un rival aux Etats-Unis.

C'est ainsi que fut décidée la dissolution de la Yougoslavie, l'Europe Occidentale ne voyant le risque que tardivement, essayant d'empêcher l'indépendance du Monténégro en fixant le taux de voix à 55% pour que le référendum sur l'indépendance soit valable, taux qui aurait été catastrophique s'il y avait eu entre 50 et 55% de Monténégrins favorables, qui aurait pu provoquer une guerre civile.

Cependant la fin de la Yougoslavie n'eut pas l'effet souhaité, en effet les dernières élections en Slovaquie, en Tchéquie, en Hongrie et en Pologne marquent une volonté de stopper la politique libérale au cours de la dernière décennie, le cas le plus évident étant en Pologne où le gouvernement se définit explicitement contre le libéralisme économique, non pas contre l'économie de marché, le capitalisme, mais contre le libéralisme qui n'en est qu'un mouvement. En Slovaquie, le parti social-démocrate à gagné les élections du 17 juin en critiquant les réformes libérales.

Ces élections marquent un nouveau tournant en Europe Centrale rompant avec les réformes nécessaires a l'établissement d'une économie de marché et celles imposées pour entrer dans l'Union Européenne.
Cependant ce n'est pas un rejet de l'Union, les enquêtes montrent que les populations sont satisfaites de l'appartenance à l'Europe. Comme en Europe Occidentale il y a rupture entre l'élite politique et la population, en Europe Centrale cette rupture se montre par un eurosceptisme plus grand au sein de l'élite.

Malgré l'échec de l'implantation du modèle libérale à l'américaine dans les états de l'est, ils restent tout de même de fidèles alliés aux Etats-Unis, la politique américaine est a la fois un échec et une réussite.

Sources : Réseau Voltaire, Le Monde

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